Bangkok en stock

Deux heures de vol pour un saut culturel impressionant ! Après avoir dit au revoir à Calcutta et à l'Inde, nous avons débarqué il y a quelques jours en Thaïlande. Religion, niveau de vie, visages, odeurs, rien ne ressemble à ce qu'on a laissé derrière nous. Comme si un nouveau voyage commençait!

L'autoroute qui va de l'aéroport de Don Muang au centre ville de Bangkok est rapide, l'asphalte est bien lisse, et les véhicules neufs, ou presque. Pas de rickshaw ici (juste une poignée, des égarés sans doute), et des tours, immenses, à perte de vue. Il fait chaud, très chaud, et des odeurs de nourriture épicée flottent dans l'air. On retrouve l'Asie typique, si différente du sous-continent indien. Les premiers pas dans la ville sont hésitants, et pas seulement à cause des béquilles. Les centres commerciaux donnent le vertige, et le métro aérien ferait presque peur, comparé à ces bons vieux taxis jaunes et lents de Calcutta. La Thaïlande est ce qu'on appelle un pays "émergent", et on comprend rapidement pourquoi. La plupart des habitants de Bangkok sont équipés de smartphones, portent des vêtements griffés à l'occidentale, et font leur pause café dans une grande franchise américaine, à laquelle on ne fera pas de pub gratuite. Les prix du quotidien étant de moitié inférieurs à ceux pratiqués en France (mais deux fois supérieurs à ceux pratiqués en Inde!), les touristes affluent, et saturent légèrement le paysage.

Le temple de Wat Pho est le plus ancien et le plus vaste temple de Bangkok.  Ce temple date du XVIe siècle, et constitue un coin de calme et de grandeur en plein coeur de la furie de la ville.  L'attraction de Wat Pho, c'est lui: le Bouddha incliné, dont les proportions (46 m de long et 15 de haut) inspirent le respect!

En Thaïlande, Bouddha est représenté avec une coiffe conique et de larges lobes d'oreille. Les Thaïlandais pratiquent le bouddhisme therâvada.  Le staff de sécurité de Wat Pho est au top.

Une fois le choc encaissé, et après une bonne nuit de sommeil face au ventilo (c'est vraiment nécessaire!), on reprend nos esprits. Et on regarde, on sent, on découvre. On croise des moines, dans leur robe orangée, qui récupèrent le matin les dons des habitants de la ville (nourriture, thé...). Le bouddhisme thaï est appelé "Theravâda";c'est la forme dominante en Asie du Sud-est, basée sur des propos directement accordés au Bouddha. Plus qu'une religion, c'est un style de vie. Calme et modération sont les maîtres mots, et ça change pas mal du joyeux bordel indien! Ici, le bouddhisme domine la sphère spirituelle; 95% des Thaïlandais le pratiquent. Chaque homme est censé, au cours de sa vie, embrasser pour un temps la vie de moine. C'est l'équivalent de l'ancien service militaire français, mais à des fins de développement personnel et de spiritualité. Bhumipol Adulyadej, roi de Thaïlande depuis 1950 sous le nom de Rama IX, n'a pas échappé à cette tradition. Il a mené une vie monastique pendant sept ans.

Les temples foisonnent dans la ville, tous plus richement colorés et ornés les uns que les autres. Les odeurs de poisson, de bouillon (influence chinoise oblige!) et d'épices flottent dans l'air, à chaque coin de rue. Les motos et scooters se faufilent dans un traffic affolant. Ils arborent sur leur vignette la mention de l'année 2556, car selon le calendrier bouddhiste (qui démarre à l'année supposée de la mort de Bouddha, en 543 A.-C.), c'est là que nous sommes rendus!     

Outre ses nombreux temples, Bangkok abrite de nombreux canaux, qui étaient autrefois très pratiques pour sillonner la ville. Aujourd'hui, il y a le métro aérien...  Lorsqu'on se perd dans les petites rues de la ville, on trouve des temples vierge de toute présence touristique, où les moines étudient et méditent dans le calme. Ici, le temple de Somanas Vihara.  Les jeunes de Bangkok sont adeptes des matchs de foot sur bitume!

Après quelques jours, Bangkok devient vite étouffante. Et puis, dans notre parcours, elle succède à Dhaka et Calcutta. Trois énormes villes, pour un total cumulé d'environ 45 millions d'habitants (pour autant qu'on puisse faire du recensement dans de telles jungles urbaines!)...Il nous faut un peu d'air ! Nous attaquons donc la route vers le Nord, qui doit nous mener près de Chiang-Mai, pour une coupure salvatrice dans la nature. On y délaissera nos claviers et objectifs pour travailler un peu la terre! Cette remontée est l'occasion d'un stop à Ayutthaya, ville créée en 1350 par le roi U-Thong, qui abrite d'extraordinaires vestiges bouddhistes. La cité tire son nom de la ville indienne d'Ayodhya ("Qui ne peut être conquise", en sanskrit). Avant l'avènement, en 1782, de la dynastie Chakri (dont est issu le roi de Thaïlande), la royauté d'Ayutthaya dominait les environs. Les Birmans ont eu raison de leur influence, ouvrant l'accès au pouvoir aux ancêtres de Rama IX. Chargé d'histoire, l'endroit est très visité, mais il reste calme. Un scooter nous permet de déjouer notre manque de mobilité, et de silloner les ruines à notre guise, tranquillement. Nous croisons quelques voyageurs, quelques Thaïlandais aussi, mais la pratique de l'Anglais n'est pas très répandue ici.  Douze heures de train de nuit doivent nous porter plus au Nord; en attendant, on goûte à la moiteur envoûtante du climat local, en poursuivant la découverte et l'immersion!

A chacun sa monture!  Ayutthaya, ville fondée en 1350 par le roi U-Thong, abrite une multitude de temples.  Le bouddhisme thaïlandais est plus une éthique, un mode de vie et de pensée, qu'une religion à proprement parler.

La sagesse locale semble ne pas imprégner les visiteurs occidentaux, certains pilotant des deux-roues en état de grande invalidité.  Pillé par les armées birmanes au XVIe siècle, le site d'Ayutthaya comporte néanmoins des éléments exceptionnels, à l'image de cette tête de Bouddha.  Originellement recouverts de plâtre blanc, les temples dévoilent aujourd'hui leurs briques rouges.

Le site d'Ayutthaya a été classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO en 1991.  Le site historique se décompose en une quinzaine de lieux différents.  Entouré de la Chao Phraya et de la Pa Sak, le site a été transformé en île, via un canal reliant les deux fleuves, pour optimiser sa sauvegarde.

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  • Dewi, vice Secrétaire générale, KPA, Jakarta, Indonésie: "En m'engageant avec KPA en 2007, j'ai compris que l'Indonésie est avant tout un pays agricole, même si nos dirigeants n'en tiennent pas compte".

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  • Dwi Agus, Chargé de campagnes, KPA, Jakarta, Indonésie : "Depuis des années, je vois comment vivent les gens ici, et j'en suis triste. Mon engagement est plus qu'un job, c'est un moyen de protester".

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  • Iwan, Secrétaire général, KPA, Jakarta, Indonésie : "J'ai embrassé la cause paysanne dès la fin de mes études, car l'accès à la terre est au coeur de toutes les difficultés sociales que connait l'Indonésie aujourd'hui".

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  • Andri, Chargé de campagnes et de recherches, KPA, Jakarta, Indonésie : "Le gouvernement refuse d'agir au sujet de l'accès à la terre, bien que ce soit un problème fondamental. On essaye donc de créer un vrai changement social par nos actions".

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  • Roy, Secrétaire, KPA, Jakarta, Indonésie: "Depuis l'université, je suis engagée dans les mouvements étudiant et ouvrier. Aujourd'hui, je veux en apprendre davantage sur la cause paysanne, pour continuer à lutter contre les injustices".

    Roy, Secrétaire, KPA, Jakarta, Indonésie: "Depuis l'université, je suis engagée dans les mouvements étudiant et ouvrier. Aujourd'hui, je veux en apprendre davantage sur la cause paysanne, pour continuer à lutter contre les injustices".

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